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(La Nouvelle République)-Le littoral togolais se prépare à une importante transformation. Deux mois après le lancement de l’opération de libération, de sécurisation et de préservation de la bande côtière, Joseph Gomado, ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé du Développement local, a présenté les perspectives de valorisation des espaces récupérés. Le gouvernement envisage notamment la réalisation d’infrastructures résidentielles, commerciales et touristiques haut de gamme.
Lancée le 1er septembre 2026, l’opération a permis de libérer plusieurs portions du domaine public maritime occupées par des restaurants, bars, hangars et autres installations irrégulières. Elle vise à restaurer l’ordre, améliorer la sécurité et faciliter l’accès des populations aux plages.
Des infrastructures modernes
Dans ses explications diffusées par la Télévision togolaise (TVT), Joseph Gomado a précisé que les espaces libérés sont destinés à accueillir un projet d’aménagement côtier ambitieux.
Le programme prévoit des immeubles d’appartements haut de gamme, des bâtiments commerciaux, un centre de conférences et un parc de jeux destiné aux enfants. L’aménagement paysager occupera également une place importante dans la conception du futur espace.
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Selon le ministre délégué, l’objectif est de créer un véritable pôle d’attractivité, susceptible de renforcer les activités touristiques et économiques sur la façade maritime togolaise.
Une opération préparée
Joseph Gomado a également rappelé que les déguerpissements résultent d’un processus préparatoire de plus d’une année, marqué par des campagnes de sensibilisation et plusieurs rencontres avec les occupants concernés.
L’opération s’inscrit dans le cadre de la loi n° 2021-011 du 20 mai 2021 relative à l’aménagement, à la protection et à la mise en valeur du littoral, ainsi que du Code foncier et domanial.
Le ministre délégué a notamment évoqué l’insalubrité, l’occupation anarchique des espaces et les difficultés sécuritaires qui caractérisaient certaines portions de la plage.
Une opération de nettoyage menée entre l’hôtel de la Paix et l’hôtel Santa Maria avait ainsi permis de récupérer 35 mètres cubes de déchets, représentant près de 14 tonnes.
Pour Joseph Gomado, il ne s’agit pas d’interdire les activités économiques sur les plages, mais de garantir leur exercice dans un cadre légal, respectueux de l’environnement et de l’intérêt général.
La transformation envisagée doit permettre de réorganiser durablement l’occupation du littoral et d’offrir de nouveaux espaces de loisirs, de commerce et de tourisme.
Kpakpo BLIVI
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