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(La Nouvelle République)-La violence contre les professionnels des médias continue de menacer la liberté de la presse dans le monde. À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, célébrée ce lundi 2 novembre 2026, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, appelle les États à renforcer la protection des journalistes et à poursuivre les auteurs d’agressions.
Selon les chiffres évoqués dans son message, au moins 34 journalistes ont été tués au cours de l’année écoulée. Plus préoccupant encore, six meurtres sur sept demeurent impunis. Dans les zones de conflit, cette proportion approche 100 %.
La justice interpellée
Pour António Guterres, les menaces dépassent les agressions physiques. Surveillance, harcèlement judiciaire, détentions arbitraires et attaques numériques entravent également le travail des médias.
Le responsable onusien demande des enquêtes systématiques et des poursuites judiciaires contre les responsables de ces violences.
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Des progrès ont néanmoins été enregistrés. Depuis l’adoption du Plan d’action des Nations unies sur la sécurité des journalistes en 2012, le taux d’impunité est passé de 94 % à 77 % dans les pays épargnés par les conflits armés.
Instituée par l’Assemblée générale de l’ONU en 2013, cette journée rappelle que la protection des journalistes constitue une garantie essentielle pour le droit des citoyens à l’information.
Gabriel BLIVI
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