(La Nouvelle République)-Au Togo, les victimes de violences basées sur le genre (VBG) se heurtent encore à de nombreux obstacles pour obtenir justice. Peur des représailles, pressions familiales, dépendance économique et méconnaissance des procédures judiciaires constituent autant de barrières qui favorisent le silence.
Dans certains milieux, les violences conjugales restent considérées comme des affaires privées. La crainte de briser l’unité familiale ou de perdre ses moyens de subsistance peut dissuader certaines femmes de dénoncer leur agresseur.
Ces difficultés ont été relevées le 14 octobre 2026 par les expertes du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, lors de l’examen du rapport du Togo.
L’aide juridique, un défi persistant
Les expertes ont notamment déploré que le dispositif d’aide juridique prévu par la loi de 2013 ne soit pas encore opérationnel. Cette situation soulève la question de l’accompagnement des victimes disposant de faibles ressources.
Face à ces préoccupations, la délégation togolaise a indiqué que les textes d’application étaient en cours d’adoption. Elle a également évoqué l’existence de 24 Maisons de justice proposant des services de médiation et de conciliation pour certains litiges.
Des droits reconnus, mais des obstacles persistants
Lors de l’examen de la situation du Togo en octobre 2026, des expertes du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes ont notamment soulevé la question de l’accès effectif à la justice et du fonctionnement de l’aide juridique.
Malgré les dispositifs de protection existants, l’accompagnement des victimes demeure un enjeu majeur pour faciliter les dénonciations et garantir leur sécurité.
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C’est dans ce contexte que WiLDAF-Togo a réuni, les 29 et 30 octobre 2026 à Sokodé, plusieurs acteurs engagés dans la défense des droits des femmes afin d’examiner les obstacles et les mécanismes de recours.
Au-delà des textes, la lutte contre les VBG exige une meilleure information des populations, une assistance juridique accessible et une protection effective des victimes.
Gabriel BLIVI
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