(La Nouvelle République)-Le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique a procédé à une série de mutations de personnel à travers une décision administrative signée le 5 janvier 2026 à Lomé. Ces mouvements interviennent dans le cadre des nécessités de service et concernent plusieurs agents des eaux et forêts.
La décision n°001/MERFPCCC/SG/DAAF, prise par le ministre en charge de l’Environnement, professeur Dodzi Komla Kokoroko prévoit notamment la mutation du sergent-chef Tagba N’Dadia Toi, précédemment en poste à la Direction régionale de l’Environnement des Savanes, vers la Direction des affaires administratives et financières (DAAF), pour le compte de la guérite.
Par ailleurs, la Direction régionale de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique des Savanes voit ses effectifs renforcés par l’arrivée de deux officiers. Le lieutenant Zimari Essofa, technicien supérieur des eaux et forêts, est muté depuis l’Inspection générale de l’Environnement, tandis que le lieutenant Atoemne Kokou, ingénieur des travaux des eaux et forêts, rejoint la région en provenance de la Direction régionale des Plateaux. Les deux agents sont affectés à la pépinière régionale.
La décision précise que ces mutations prennent effet à compter de la date de signature et seront publiées partout où besoin sera. Le texte a été signé par le ministre, le professeur Dodzi Komla Kokoroko, et contresigné par le secrétaire général du ministère.
Dans le milieu administratif, ces réaffectations donnent lieu à plusieurs interprétations. Pour certains observateurs, elles relèvent d’une réorganisation classique des services, destinée à répondre aux besoins opérationnels du ministère et à assurer une meilleure répartition des compétences techniques au sein des structures concernées.
D’autres acteurs du secteur forestier estiment toutefois que ces mouvements interviennent alors que le secteur de l’exploitation et du commerce du bois est régulièrement cité pour des dérives et des mauvais comportements. Sans être formellement évoquées dans la décision officielle, ces préoccupations renvoient aux difficultés persistantes de régulation et de contrôle d’un domaine exposé à des pratiques irrégulières.
La gestion durable des ressources forestières repose sur le respect des règles en vigueur, l’éthique professionnelle et l’engagement de l’ensemble des acteurs intervenant dans l’exploitation et le commerce du bois, conditions essentielles à la préservation du patrimoine forestier national pour les générations futures.
Gabriel BLIVI
