(La Nouvelle République)-Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur lance un appel à candidatures pour traduire la carte du monde selon la projection Equal Earth dans les langues africaines. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la campagne internationale #CorrectTheMap, qui promeut une représentation plus fidèle des superficies des continents.
Adoptée le 4 septembre 2026 par l’Assemblée générale des Nations unies, la résolution A/RES/80/307 a recueilli 164 voix pour, aucune contre et six abstentions. Portée par le Togo au nom du Groupe des États africains, avec le soutien de l’Union africaine, elle encourage l’utilisation de projections cartographiques reflétant mieux les dimensions réelles des masses continentales.
Les langues africaines au cœur de l’initiative
Pour accompagner cette résolution, le ministère entend mobiliser des traducteurs, des linguistes, des chercheurs, des enseignants, des professionnels des langues et des institutions disposant de compétences reconnues dans une ou plusieurs langues africaines.
Les contributions pourront porter sur la traduction, l’adaptation terminologique, la relecture, la validation linguistique et la diffusion des contenus liés à la projection Equal Earth. Les versions produites seront publiées sous licence ouverte et mises gratuitement à la disposition du public, notamment des écoles, des médias, des administrations et des plateformes numériques.
L’appel concerne plusieurs grandes langues de communication du continent, dont le haoussa, le yoruba, l’igbo, l’amharique, l’oromo, le wolof, le peul et le lingala. L’ambition est également de favoriser la traduction dans d’autres langues africaines afin d’élargir l’accès à ces ressources.
Au-delà de la cartographie, cette démarche vise à faciliter l’accès au savoir dans les langues utilisées par les populations africaines. Elle entend contribuer à l’éducation, à la transmission des connaissances et à la valorisation du patrimoine linguistique du continent.
Gabriel BLIVI
