(La Nouvelle République)-L’agriculture, les mines, la banque et la mécanisation agricole pourraient constituer les prochains terrains d’une coopération plus étroite entre le Togo et la Biélorussie. Ces secteurs ont été évoqués mardi à Bichkek, lors d’un entretien entre le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, et le président biélorusse Alexandre Loukachenko.
La rencontre, tenue en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), a surtout permis de revenir sur les possibilités concrètes offertes par le partenariat entre Lomé et Minsk.
Alexandre Loukachenko a renouvelé l’intérêt de la Biélorussie pour le développement de cette relation. Son pays se dit notamment disposé à faciliter les contacts entre entreprises biélorusses et opérateurs économiques togolais, afin de faire avancer les projets identifiés par les deux parties.
Le secteur agricole apparaît comme l’un des principaux points d’intérêt. La mécanisation et l’agro-industrie pourraient notamment bénéficier de l’expertise et des équipements biélorusses. Pour le Togo, l’enjeu est également de mieux exploiter son potentiel agricole et d’accroître la transformation des productions sur place.
Les échanges ont aussi porté sur la sécurité alimentaire, le secteur minier et les services bancaires. Autant de domaines susceptibles d’ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises des deux pays.
Faure Gnassingbé a, à cette occasion, présenté les possibilités offertes aux investisseurs au Togo, avec un accent particulier sur le potentiel agricole. Le président du Conseil a également rappelé l’accompagnement déjà apporté par Minsk dans certains projets, notamment dans l’agriculture et les transports.
Cette rencontre intervient alors que Lomé multiplie les contacts avec les économies eurasiatiques. Pour le Togo, l’enjeu est désormais de transformer ces échanges en projets d’investissement, en capacités de production et en activités créatrices de valeur.
Le rendez-vous de Bichkek pourrait ainsi servir de point d’appui à de nouveaux rapprochements entre les milieux d’affaires togolais et biélorusses, notamment autour des secteurs directement liés aux besoins de l’économie nationale.
Gabriel BLIVI
