(La Nouvelle République)-L’Afrique subsaharienne accueille chaque année plus de 11 millions de jeunes qui intègrent le marché du travail, selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Cette croissance rapide de la jeunesse représente un enjeu majeur pour les économies locales, mais aussi un défi pour les systèmes éducatifs.
En 2022, l’UNESCO estimait que moins de 10 % des jeunes en Afrique subsaharienne accédaient à l’enseignement supérieur. Ce faible taux de scolarisation traduit un déficit d’accès à une formation de qualité et adaptée aux besoins économiques du continent.
« Le système éducatif formel ne parvient pas à offrir une formation adéquate aux jeunes, ce qui engendre un décalage important entre les compétences acquises et les exigences du marché du travail », souligne un rapport de l’UNESCO. Cette inadéquation contribue à un taux élevé de chômage et de sous-emploi parmi les jeunes diplômés.
Les secteurs économiques, en pleine évolution, réclament des compétences techniques et professionnelles souvent absentes des cursus traditionnels. Cette situation freine l’insertion professionnelle des jeunes et limite le potentiel de croissance économique de la région.
Face à ces défis, plusieurs initiatives émergent, notamment la promotion de la formation professionnelle, des partenariats entre entreprises et établissements scolaires, ainsi que le développement de l’entrepreneuriat jeune. Ces mesures visent à mieux aligner la formation avec les besoins réels du marché.
Alors que la jeunesse constitue un formidable levier pour le développement de l’Afrique, répondre efficacement à ses attentes en matière d’éducation et d’emploi reste un enjeu crucial pour les gouvernements et les partenaires internationaux.
Gabriel BLIVI
