(La Nouvelle République)-« Ceux qui se donnent le vilain plaisir de créer des dépotoirs sauvages, ceux qui ont transformé les caniveaux en dépotoirs (…) seront, avec une grande exemplarité, sanctionnés conformément aux dispositions légales. »
C’est par cet avertissement ferme que le maire de la commune du Golfe 5, Kossi Agbenyega Aboka, a marqué les esprits lors de l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année 2026 du conseil municipal, tenue à Aflao-Gakli le 13 avril 2026.
Dans son allocution, l’autorité municipale a dressé un constat préoccupant. La persistance de l’incivisme environnemental au sein de la commune, notamment à travers la prolifération de dépotoirs sauvages et l’obstruction des caniveaux par des déchets domestiques. Une situation qu’il qualifie de « généralisée » et aux « conséquences multiples et regrettables » sur la salubrité publique et la gestion des eaux pluviales.
Face à ce phénomène, le maire appelle à une réponse à la fois pédagogique et répressive. D’un côté, il insiste sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des populations avec l’appui des autorités coutumières, des comités de développement à la base, des forces de sécurité et des leaders religieux. De l’autre, il annonce une application plus stricte des textes en vigueur contre les contrevenants, notamment ceux responsables de dépôts anarchiques d’ordures et de nuisances environnementales.
Cette prise de position intervient en pleine saison des pluies, période durant laquelle les risques d’inondations sont accentués par l’obstruction des voies d’écoulement des eaux. Le maire a d’ailleurs insisté sur la nécessité d’actions urgentes de salubrité et de prévention, en lien avec les services techniques municipaux.
Plus largement, cette session du conseil municipal s’inscrit dans une dynamique de gouvernance locale axée sur la responsabilité collective, la discipline civique et la mobilisation des recettes locales. Elle aborde également l’examen des comptes administratifs 2025 et des mesures de taxation communale, dans un contexte où les autorités locales cherchent à renforcer les capacités d’action de la municipalité.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a été cité en référence dans le discours du maire comme porteur du processus de décentralisation, dans lequel s’inscrivent ces efforts de gouvernance et de responsabilisation des collectivités territoriales.
De toute évidence la nécessité d’une discipline citoyenne et d’un changement de comportement des populations face à la gestion des déchets apparaît comme une condition essentielle pour renforcer les efforts de développement local et de prévention des inondations.
Gabriel BLIVI
