(La Nouvelle République)- La participation citoyenne s’affirme comme un levier de la gouvernance locale dans les communes des Plateaux. À Ogou 1 et Amou 1, l’accent est mis sur le suivi participatif de la mise en œuvre des Plans de développement communal (PDC), tandis qu’à Wawa 3, le processus d’élaboration de ce document stratégique a été conduit avec l’implication des acteurs locaux.
Ces différentes démarches ont été au cœur d’un atelier de travail organisé à Atakpamé. La rencontre a réuni les acteurs concernés par la planification et le développement communal autour des enjeux de participation citoyenne, de suivi des actions et d’accompagnement des collectivités territoriales.
Pour les communes Ogou 1 et Amou 1, les travaux ont notamment porté sur le bilan de la mise en œuvre des PDC, les avancées enregistrées, les difficultés rencontrées et les actions à renforcer pour favoriser la concrétisation des priorités retenues.
Le suivi participatif vise à permettre aux collectivités territoriales, aux services techniques, aux organisations de la société civile et aux autres acteurs locaux de disposer d’une lecture commune de l’état d’avancement des actions inscrites dans les documents de planification.
Il constitue également un cadre de concertation pour identifier les contraintes, rechercher des solutions adaptées et apprécier les résultats obtenus. L’objectif est de rapprocher davantage les engagements contenus dans les PDC des réalisations concrètes au bénéfice des populations.
À Wawa 3, la démarche a porté sur l’élaboration du Plan de développement communal, un exercice qui a été réalisé avec la participation des acteurs concernés. Ce document stratégique constitue un outil de référence pour orienter les priorités et les interventions de développement de la commune, en tenant compte des réalités locales et des besoins des populations.
L’implication des différentes parties prenantes dans cette démarche participe à une meilleure appropriation des orientations retenues et à la construction d’une vision concertée du développement communal.
Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du PRO-LAR, acronyme de « Projet de Renforcement de la société civile pour la promotion et la protection de la liberté d’association et de réunion au Togo ». Mis en œuvre à l’échelle nationale par un consortium comprenant notamment le CCFD-Terre Solidaire et la Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD), le projet bénéficie du financement de l’Union européenne. Il couvre la période d’avril 2023 à mars 2027.
Le PRO-LAR poursuit l’objectif de contribuer à la consolidation de la paix sociale, de la démocratie et de l’État de droit au Togo. Il vise notamment à améliorer l’exercice des libertés d’association et de réunion par les organisations de la société civile et à élargir les espaces de dialogue entre celles-ci et les pouvoirs publics.
Dans cette perspective, l’accompagnement des communes autour de la planification et du suivi du développement local participe au renforcement de la participation citoyenne dans la gestion des affaires communales. L’approche privilégie l’implication des collectivités territoriales, des organisations de la société civile et des populations afin de favoriser l’appropriation des documents de planification, la coordination des interventions et une meilleure redevabilité dans la gestion des affaires publiques.
Pour Ogou 1 et Amou 1, l’enjeu est désormais de consolider les mécanismes permettant de suivre les engagements inscrits dans les PDC, de documenter les progrès accomplis et d’identifier les ajustements nécessaires.
À Wawa 3, l’élaboration du PDC marque une étape importante dans la structuration de la planification communale et dans la définition concertée des priorités de développement.
À travers ces démarches complémentaires, l’accompagnement soutenu par le PRO-LAR, avec l’implication du CCFD-Terre Solidaire, entend contribuer à une gouvernance locale davantage participative, fondée sur le dialogue entre les acteurs, l’implication citoyenne et une meilleure prise en compte des besoins des populations.
Au-delà de la planification, l’enjeu demeure la capacité des collectivités territoriales à faire de leurs documents de développement de véritables instruments d’action, de concertation et de transformation des conditions de vie des populations.
Jean-Marc Edron
