(La Nouvelle République)-La création de nouvelles structures publiques a marqué les travaux du Conseil des ministres du 26 juin 2026. Le gouvernement a adopté plusieurs décrets portant notamment création de l’Agence des travaux et de gestion des routes du Togo (AGEROUTE TOGO), de la Société nationale de financement routier (SONAFIR) et du Bureau d’études et d’ingénierie du Togo (BEIT), tout en élargissant les missions de Cyber Defense Africa (CDA).
Au-delà de la diversité des secteurs concernés, ces décisions répondent à une même logique qui est celle de spécialiser davantage les missions de l’État afin d’améliorer la conduite des politiques publiques. Chaque nouvelle entité se voit attribuer un domaine de compétence précis, avec pour objectif de réduire les chevauchements de responsabilités et de renforcer l’efficacité de l’action publique.
Dans le secteur routier, cette approche se traduit par une séparation des fonctions. La SONAFIR sera chargée de mobiliser les ressources financières destinées aux infrastructures, tandis qu’AGEROUTE TOGO assurera la maîtrise d’ouvrage déléguée des projets. Le gouvernement estime que cette répartition des rôles permettra de limiter les retards d’exécution et de mieux suivre les investissements.
La même logique est perceptible avec la création du Bureau d’études et d’ingénierie du Togo. Cette structure est appelée à renforcer l’expertise technique nationale en matière de conception, de suivi et de contrôle des grands projets, dans un contexte où les études et l’ingénierie publique reposaient en partie sur des prestations externes.
Sur le plan numérique, l’extension des missions de Cyber Defense Africa illustre également cette volonté d’adapter les outils de l’État aux nouveaux défis technologiques. L’entreprise publique pourra désormais intervenir dans les activités liées aux drones, en complément de ses missions initiales en matière de cybersécurité.
Le gouvernement a également engagé la mise en place d’un guichet unique des infrastructures destiné à améliorer la coordination entre les différents gestionnaires de réseaux. Cette plateforme devrait permettre de mieux planifier les travaux et de réduire les risques d’endommagement des ouvrages existants.
Pris isolément, chacun de ces décrets répond à un besoin sectoriel. Ensemble, ils dessinent une même orientation : doter l’administration d’organismes spécialisés pour accompagner la réalisation des projets publics, renforcer les capacités techniques de l’État et adapter les institutions aux nouveaux enjeux du développement.
Ces réformes devront désormais entrer dans leur phase opérationnelle. Leur efficacité se mesurera à leur capacité à améliorer la mise en œuvre des projets, à accélérer les procédures et à produire des résultats concrets dans les secteurs concernés.
Gabriel BLIVI
