(La Nouvelle République)-La Banque africaine de développement (BAD), à travers la Facilité africaine de l’eau (FAE), s’apprête à soutenir la gestion durable du bassin transfrontalier du Mono, partagé entre le Togo et le Bénin, avec un financement total d’un million d’euros.
Ce projet, dénommé PGEau-Mono, vise à renforcer la planification des investissements et la gouvernance des ressources en eau afin de répondre durablement aux besoins des populations et de préserver les écosystèmes de ce bassin stratégique.
Selon le rapport d’évaluation de la BAD, l’enveloppe comprend un don de 700 000 euros accordé par la Facilité africaine de l’eau, tandis que les 300 000 euros restants seront apportés par l’Autorité du Bassin du Mono (ABM) ainsi que les gouvernements du Togo et du Bénin.
Le projet, dont la mise en œuvre est prévue sur une durée de 30 mois, permettra notamment d’élaborer un Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et un plan d’investissement destiné à mobiliser des financements de plus grande ampleur pour les infrastructures hydrauliques, l’irrigation, l’eau potable, l’hydroélectricité et la restauration des écosystèmes.
Au-delà des études stratégiques, le projet prévoit le renforcement des capacités institutionnelles de l’Autorité du Bassin du Mono et la réalisation de deux projets pilotes. Au Togo, les interventions porteront sur la restauration des écosystèmes dégradés dans le sous-bassin de l’Amou grâce à des solutions fondées sur la nature.
Au Bénin, elles viseront la lutte contre les plantes aquatiques envahissantes dans le lac Djétoé. Ces actions serviront de démonstrateurs avant un éventuel déploiement à plus grande échelle.
Pour la BAD, cette phase préparatoire constitue une étape essentielle pour rendre les futurs projets « bancables » et attirer davantage de partenaires techniques et financiers. Soumis à de fortes pressions liées aux inondations, aux sécheresses, à la déforestation et aux effets du changement climatique, le bassin du Mono représente un enjeu majeur pour la sécurité hydrique, l’agriculture, la production hydroélectrique et le développement économique des deux pays.
Gabriel BLIVI
