L’amélioration de l’accès aux zones rurales figure parmi les priorités du gouvernement togolais, soucieux de dynamiser l’économie agricole et d’assurer une meilleure inclusion territoriale. Pour y parvenir, l’exécutif mise sur un vaste programme de désenclavement, inscrit dans sa feuille de route nationale.
Entre 2021 et 2023, environ 2 200 km de pistes ont été aménagés ou réhabilités dans tout le pays. À la fin de 2022, les travaux portaient sur plus de 680 km, tandis que 1 720 km bénéficiaient d’un entretien mécanisé. L’année 2024 a vu l’ajout de 632,5 km, portant l’objectif global à 4 550 km d’ici fin 2025, selon les projections gouvernementales.
Pour soutenir cette ambition, les moyens financiers ont été conséquents. Le budget alloué au ministère en charge des pistes rurales est passé de 37 milliards FCFA en 2023 à 53 milliards en 2024. Bien que redescendu à 32 milliards en 2025, ce montant reste important pour maintenir le rythme des travaux.
Le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), mis en œuvre par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb), joue un rôle central. Depuis 2017, il a permis la réalisation de plus de 4 300 km de pistes, complétées par des ouvrages de franchissement (ponts, dalots), garants de l’accessibilité en toutes saisons.
Les impacts économiques sont notables : les agriculteurs accèdent plus facilement aux marchés, les pertes post-récolte diminuent, et les frais de transport chutent dans plusieurs localités. À cela s’ajoute une nette amélioration de l’accès aux soins, à l’éducation et à l’eau potable, avec des trajets désormais plus courts et plus sûrs.
Dans des zones comme les Savanes, les pistes facilitent aussi les actions humanitaires, le développement pastoral et la gestion durable des ressources. Cette politique de désenclavement contribue à renforcer la cohésion sociale et à poser les jalons d’un développement plus équitable entre les régions du Togo.
