(La Nouvelle République)-Lomé accueille ce vendredi la Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA), consacrée aux conséquences de la crise au Moyen-Orient sur le continent africain. Les travaux sont ouverts par le président du Conseil , Faure Essozimna Gnassingbé, en présence de son homologue sierra-léonais et président en exercice de la CEDEAO, Julius Maada Bio, ainsi que de ministres des Affaires étrangères, de représentants de l’Union africaine et de plusieurs organisations internationales.
Construire une Afrique résiliente
Ouvrant les travaux, Faure Essozimna Gnassingbé a invité les États africains à ne pas considérer le conflit au Moyen-Orient comme un événement éloigné. « La crise au Moyen-Orient ne peut pas être regardée par l’Afrique comme une crise lointaine », a-t-il déclaré, rappelant ses conséquences sur les prix de l’énergie, les chaînes d’approvisionnement, la sécurité alimentaire et les économies africaines.
Le président du Conseil a plaidé pour un renforcement de la résilience du continent. « Face aux crises globales, l’Afrique doit parler d’une voix plus unie », a-t-il affirmé, estimant que le continent doit mieux anticiper les crises et défendre ses intérêts à travers une coopération renforcée, fondée sur la souveraineté, le dialogue et la recherche de solutions communes.
Le dialogue au cœur des échanges
Prenant la parole, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a salué l’organisation de cette conférence à Lomé. « Votre présence dans notre pays témoigne de l’importance que nous accordons collectivement au dialogue, à la concertation et à la recherche de réponses communes », a-t-il déclaré, voyant dans cette rencontre l’expression d’une Afrique plus engagée face aux grands défis internationaux.
Pour sa part, la commissaire de l’Union africaine chargée du Développement économique, Francisca T. Belobe, a insisté sur la nécessité d’une vision commune du continent. « Il est impératif de bâtir une compréhension partagée des conséquences de la crise au Moyen-Orient », a-t-elle souligné, estimant qu’une telle démarche permettra de définir des orientations stratégiques pour renforcer le positionnement de l’Afrique face aux déséquilibres internationaux.
Créée à Lomé en 2023, l’Alliance Politique Africaine se veut un cadre de concertation entre États africains sur les grandes questions diplomatiques. Les participants à cette conférence ambitionnent d’élaborer des réponses communes aux crises internationales afin de renforcer la résilience du continent et de faire entendre une voix africaine davantage unie sur la scène mondiale
Gabriel BLIVI
