(La Nouvelle République)-La Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a prononcé un blâme assorti d’une amende de 300 millions de FCFA à l’encontre d’une banque installée au Togo. La décision a été prise lors de la 152ᵉ session de l’institution, tenue les 17 et 18 mars 2026, à l’issue de l’audition des dirigeants de l’établissement concerné.
Selon la Commission, cette sanction fait suite à des manquements aux dispositions légales et réglementaires applicables aux établissements de crédit. Les contrôles ont notamment mis en évidence des insuffisances en matière de gouvernance et de gestion des risques. Les infractions relevées relèvent des deuxième et troisième catégories prévues par l’Instruction n° 006-05-2018 encadrant les sanctions pécuniaires au sein de l’UMOA.
Si la nature des sanctions et les motifs sont clairement détaillés, l’identité de la banque n’a, en revanche, pas été rendue publique. Cette absence de divulgation ne constitue pas une exception. Le registre officiel des décisions de la Commission bancaire montre que, dans la plupart des cas de blâmes et d’amendes, les établissements sont désignés uniquement par leur pays d’implantation, sans mention de leur dénomination commerciale.
Cette pratique vise à assurer la transparence des décisions du superviseur tout en préservant la stabilité du système bancaire. La Commission bancaire ne divulgue généralement le nom des établissements que lorsque les sanctions sont plus lourdes, notamment en cas de retrait d’agrément ou de liquidation, afin d’informer directement les clients et les partenaires financiers.
Gabriel BLIVI
