(La Nouvelle République)-Au Togo, le développement de l’aquaculture s’inscrit dans une stratégie nationale de soutien à l’entrepreneuriat agricole. Depuis plusieurs années, les autorités multiplient les initiatives pour structurer la filière, favoriser l’autosuffisance en produits halieutiques et réduire la dépendance aux importations. Cet engagement se traduit par un appui financier, technique et réglementaire aux jeunes porteurs de projets.
Sur le terrain, des résultats concrets sont visibles, notamment autour du lac Nangbéto dans la préfecture de l’Ogou. Gilbert Dossou, diplômé de l’IFAD aquaculture d’Elavagnon, y a fondé la coopérative « Fleurs de Dieu ». Grâce à l’accompagnement de l’État, il exploite une dizaine de cages flottantes d’une capacité totale de production estimée à plus de 90 tonnes de poissons sur trois ans, avec une projection de 110 tonnes d’ici la fin de 2025.
L’appui public ne se limite pas à la logistique. Des mécanismes de régulation du marché ont également été introduits, comme l’obligation de privilégier l’approvisionnement local avant toute importation. Ces mesures visent à renforcer la compétitivité des producteurs togolais et à soutenir la création d’emplois dans les zones rurales.
À travers des dispositifs ciblés et un encadrement renforcé, le gouvernement entend faire de l’aquaculture un pilier de croissance. L’exemple de Gilbert Dossou illustre le potentiel de la filière lorsqu’elle est soutenue à la fois par la formation, l’investissement et un environnement favorable à l’initiative privée.
Hervé A.
