(La Nouvelle République)-Le financement des activités économiques à petite échelle constitue un enjeu majeur de la politique d’inclusion financière au Togo. Dans ce cadre, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) joue un rôle central en facilitant l’accès au crédit pour les populations exclues des circuits bancaires classiques, notamment les petits entrepreneurs, agriculteurs et acteurs du secteur informel.
Les données récentes indiquent une évolution progressive des ressources mobilisées via les structures partenaires du FNFI. Le volume de financement est passé de 3,745 milliards de francs CFA en 2024 à 4,034 milliards en 2025. Les projections pour 2026 annoncent une hausse significative, avec un montant estimé à 7,952 milliards de francs CFA, traduisant une accélération du dispositif.
Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’inclusion financière et à élargir l’accès au crédit. Elle concerne particulièrement les jeunes, les femmes et les petits producteurs, afin de soutenir la création d’activités génératrices de revenus et la consolidation des initiatives économiques locales.
Depuis sa mise en place, le FNFI a permis l’octroi de plus de 1,94 million de crédits pour un montant cumulé supérieur à 117 milliards de francs CFA, avec un taux de remboursement avoisinant 95 %. Le dispositif a touché près de 1,9 million de bénéficiaires sur l’ensemble du territoire, contribuant à renforcer l’accès aux services financiers.
Les performances enregistrées en 2025, avec plus de 34 000 nouveaux crédits octroyés, confirment la montée en puissance du mécanisme. La forte progression attendue en 2026 témoigne de la volonté des autorités de faire de la finance inclusive un levier structurant du développement économique et social.
Gabriel BLIVI
