(La Nouvelle République)-« La microfinance permet à des millions de nos concitoyens, en particulier les femmes et les jeunes, d’accéder aux services financiers de base pour entreprendre, investir et améliorer leurs conditions de vie. » C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, mardi à Lomé, lors d’une séance plénière de l’Assemblée nationale du Togo consacrée à la réglementation du secteur.
Au cours de cette session, les députés ont adopté le projet de loi encadrant la microfinance. Le texte transpose dans le droit togolais la loi uniforme adoptée en décembre 2023 par l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) afin de renforcer la stabilité du secteur dans l’espace monétaire sous-régional.
Structurée en 174 articles, la nouvelle législation prévoit notamment une meilleure gouvernance des institutions, des règles de transparence tarifaire et des mécanismes de traitement des réclamations des usagers. Elle introduit aussi des dispositifs d’intervention précoce pour prévenir les difficultés des institutions et protéger les dépôts des épargnants.
Au Togo, la microfinance constitue un levier majeur d’inclusion financière. À fin décembre 2025, le secteur comptait plus de 4,6 millions de bénéficiaires pour un encours estimé à 578 milliards FCFA. Le pays compte 72 institutions agréées, dont la plupart sont regroupées au sein de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés.
Gabriel BLIVI
