(La Nouvelle République)-Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a ouvert à Lomé la quatrième édition du Forum sur le Commerce et l’Investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (WCAF IV). Pour la première fois, cet événement se tient sur le continent africain, un symbole fort d’un partenariat qui se recentre sur la réalité africaine, son énergie, sa jeunesse et son ambition. Dans son discours, le PC a salué une nouvelle étape dans les relations entre Londres et l’Afrique francophone, marquée par la confiance et la reconnaissance d’un continent devenu « un partenaire à part entière ».
Faure Gnassingbé a appelé à tourner la page d’une relation fondée sur l’assistance pour bâtir des échanges économiques équitables et durables. Il a rappelé que le Togo, fort de ses réformes, de sa stabilité et de son port en eau profonde de Lomé, s’impose désormais comme un hub régional et un point de convergence entre l’Afrique et le monde. Pour lui, les infrastructures doivent devenir des leviers de souveraineté et de compétitivité, en soutenant la production et la transformation locale. « Investir dans le béton, c’est bien, mais transformer cet investissement en développement, c’est mieux », a-t-il insisté, invitant les entreprises britanniques à accompagner la montée en puissance industrielle du continent.
Faure Gnassingbé a également souligné l’importance d’une croissance inclusive portée par les jeunes, les femmes et les entrepreneurs africains. Selon lui, le développement durable se construit à partir de la base, par l’innovation et l’audace des petites et moyennes entreprises. Il a encouragé la création de partenariats intelligents favorisant l’accès au capital, à la formation et à la technologie. Par ailleurs, il a insisté sur les transitions verte et numérique, qu’il considère comme les nouveaux moteurs de la prospérité africaine. Cette double transformation, a-t-il ajouté, doit avant tout être humaine et bénéfique pour la jeunesse.
Clôturant son allocution, le Président du Conseil a réaffirmé sa vision d’une Afrique ouverte, connectée et confiante, portée par une intégration régionale renforcée. Il a souligné que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) offre une occasion unique de créer un marché dynamique, capable d’attirer des investissements durables et de stimuler la croissance partagée. « Investir au Togo, c’est miser sur un corridor de prospérité reliant Lomé, Lagos, Accra et Abidjan », a-t-il déclaré, avant de conclure sur un appel à l’unité économique : « Ensemble, nous devons bâtir un pont de prospérité entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone. »
Gabriel BLIVI
