(La Nouvelle République)-La question des réparations occupe une place centrale dans la déclaration finale du 9ᵉ Congrès panafricain qui prend fin ce vendredi à Lomé. Les participants y réaffirment que la reconnaissance des crimes historiques (esclavage, traite transatlantique, colonisation, apartheid, génocides et pillages systématiques) constitue un préalable incontournable à toute justice réparatrice.
Le Congrès appelle à l’adoption d’une position commune africaine exigeant des excuses officielles, une reconnaissance formelle de ces crimes et l’ouverture de processus de réparations conformes au droit international et aux décisions de l’Union africaine.
Parmi les mesures concrètes proposées figurent la création d’un Observatoire panafricain de la justice réparatrice et de la lutte contre le racisme, ainsi que le renforcement des mécanismes de restitution des biens culturels africains spoliés.
La déclaration souligne également l’importance de la Déclaration et du Programme d’action de Durban (2001), appelant les États à intensifier la lutte contre les formes contemporaines de racisme, y compris le racisme systémique et algorithmique.
Gabriel BLIVI
