(La Nouvelle République)-« Au-delà de cette prouesse technique, le projet RAINE constitue une avancée importante vers une ville de Lomé plus résiliente, mieux assainie et durablement protégée contre les inondations. » Cette appréciation de Sévon-Tépé Kodjo Adédzé, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, intervient à la suite d’une étape importante du chantier d’assainissement du Grand Lomé.
Le vendredi 9 octobre 2026, le ministre a assisté à la cérémonie de descente du micro-tunnelier « Mawussé » dans son puits, en préparation du démarrage du creusement souterrain. Cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre du Réseau d’Assainissement par Intercepteurs pour la Non-inondation de nos Espaces (RAINE), qui vise à améliorer l’évacuation des eaux pluviales dans la capitale.
Baptisée « Mawussé », expression éwé signifiant « Dieu a écouté », la machine doit servir à creuser sous la ville afin de permettre la pose de grandes canalisations. Cette technique évite l’ouverture de longues tranchées à ciel ouvert et contribue ainsi à limiter les perturbations en surface.
Un réseau pour réduire les risques d’inondation
Le projet prévoit environ 7,5 kilomètres de canalisations souterraines destinées à acheminer les eaux pluviales vers la vallée du Zio. Selon les données présentées autour du chantier, près de 230 000 habitants, répartis sur quelque 1 600 hectares, sont concernés par les aménagements.
Le dispositif prévoit également des conduites en béton bas carbone fabriquées localement à Adétikopé, ainsi que la création de 210 emplois directs.
Pour Kodjo Adédzé, cette infrastructure participe à l’ambition de rendre Lomé plus résiliente face aux fortes pluies. L’impact réel sur les inondations dépendra toutefois de l’achèvement des travaux et de l’efficacité du réseau une fois opérationnel.
Gabriel BLIVI
