(La Nouvelle République)-Le financement du secteur agricole connaît une nette progression au Togo. Les crédits accordés à l’agriculture ont augmenté de 93,3% pour atteindre 15,4 milliards FCFA, selon les données présentées lors de la troisième session ordinaire du Conseil national du crédit (CNC), le 17 septembre 2026 à Lomé.
Cette évolution constitue l’un des principaux points relevés lors de la rencontre consacrée à la situation économique, monétaire et bancaire du pays à fin juin 2026.
Malgré cette hausse, les autorités estiment que les besoins de financement du secteur restent importants. Le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, a ainsi encouragé les établissements bancaires à poursuivre leurs efforts en direction de l’agriculture.
Les mécanismes de garantie mis à contribution
L’une des pistes évoquées repose sur l’utilisation accrue des mécanismes de garantie destinés à réduire les risques liés au financement agricole. Le ministre a notamment cité le ProMIFA comme outil susceptible de faciliter l’accès des acteurs agricoles au crédit.
L’objectif est de permettre aux banques de mieux accompagner les producteurs et les entreprises intervenant dans les différentes chaînes de valeur agricoles.
La question du financement est d’autant plus importante que l’agriculture occupe une place majeure dans l’activité économique et l’emploi au Togo. L’amélioration de l’accès au crédit peut contribuer au développement des investissements, à l’acquisition d’équipements et à l’amélioration des capacités de production.
Aller au-delà de la progression actuelle
La hausse de 93,3% constitue une évolution significative, mais les autorités souhaitent désormais consolider cette tendance. L’enjeu consiste notamment à faciliter la rencontre entre les besoins des acteurs agricoles et les exigences du système bancaire.
Le sujet a été inscrit parmi les deux principales questions de vigilance présentées lors de la session du CNC, l’autre concernant la situation du secteur de la microfinance.
La poursuite de l’accompagnement financier de l’agriculture devrait ainsi rester au centre des discussions entre les banques, les pouvoirs publics et les acteurs des chaînes de valeur agricoles.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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