(La Nouvelle Républiqueà-La filière café-cacao traverse une période particulièrement délicate au Togo, marquée par la chute des cours internationaux et des difficultés persistantes d’écoulement des stocks. Face à cette situation, les acteurs du secteur se sont réunis le mercredi 28 janvier 2026 à Lomé, à l’initiative du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), afin d’analyser la crise et d’identifier des réponses concertées.
Selon Anselme GOUTHON, secrétaire général du CCFCC, « la situation devient critique puisque les producteurs, les acheteurs et même les exportateurs ont des difficultés à écouler leurs stocks, devenus moins attractifs à cause de la chute des cours ». Cette conjoncture résulte notamment de la baisse des prix mondiaux, combinée à une production en recul.
Pour la campagne 2025-2026, les prix ont connu une correction brutale. À ce sujet, Anselme GOUTHON a souligné que « si les pays producteurs ne mènent pas des actions solidaires, ils resteront soumis à la loi du marché ». Les échanges ont également porté sur la nécessité d’une meilleure concertation entre les acteurs afin de limiter les effets de la crise.
Au terme de la rencontre, des orientations ont été dégagées pour faciliter la libération progressive des stocks et mieux répartir l’impact des pertes, dans un contexte aggravé par le changement climatique et le vieillissement des plantations, appelant à des réformes structurelles de la filière.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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