(La Nouvelle République)-Le gouvernement togolais a adopté, le 30 décembre 2025, un nouvel arrêté interministériel modifiant certaines dispositions de la réglementation de 2008 relative à la commercialisation de la noix de cajou. Signé par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, Antoine Lekpa Gbegbeni, et le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, ce texte vise à mieux organiser la filière anacarde et à encourager la transformation locale de la production.
La réforme introduit notamment l’obligation pour tout acheteur agréé et toute société coopérative de producteurs de livrer aux unités de transformation installées sur le territoire national au moins un tiers (1/3) du volume de noix de cajou collecté ou acheté, avant toute cession aux exportateurs. Le prix de cession aux transformateurs sera fixé en début de campagne par l’interprofession de la filière.
L’article 10 prévoit que tout acheteur agréé ou toute coopérative qui ne respecte pas l’obligation de livrer au moins un tiers de la quantité de noix de cajou aux unités de transformation nationales sera exclu de toute opération de vente aux exportateurs pendant toute la durée de la campagne en cours. Toutefois, en cas d’impossibilité de livraison imputable aux unités de transformation, le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde du Togo (CIFAT) pourra délivrer un quitus exceptionnel permettant à l’opérateur de poursuivre ses activités.
Par ailleurs, l’arrêté précise que l’achat et l’exportation des noix de cajou sont désormais subordonnés à la délivrance d’un agrément par le comité de coordination de la filière anacarde. Toute cargaison destinée à l’exportation sans les documents requis pourra être saisie par les autorités compétentes, les frais et préjudices liés à cette saisie étant à la charge de l’exportateur concerné.
Gabriel BLIVI
