(La Nouvelle République)-Les acteurs de la filière karité ont renforcé leur cadre de collaboration avec la signature d’un accord interprofessionnel avec le CIFKAT. Le document, présenté lors du lancement de la campagne 2026-2027 à Kara, doit contribuer à mieux organiser la commercialisation de la noix brute et à sécuriser les intérêts des différents maillons de la filière.
L’accord intervient dans un contexte marqué par une production nationale estimée à 45 000 tonnes de noix par an, contre environ 31 000 tonnes de besoins pour les transformateurs locaux. Le dispositif prévoit ainsi des dispositions destinées à garantir l’approvisionnement des unités de transformation avant l’exportation des volumes disponibles.
Des règles communes pour la filière
La nouvelle organisation prévoit notamment une meilleure traçabilité des paiements, une contribution interprofessionnelle destinée à soutenir la structuration du secteur, ainsi que des mesures relatives au contrôle de la qualité et à la formation des acteurs.
Un mécanisme de médiation est également prévu pour permettre le règlement des différends dans un délai de 15 jours francs.
Pour les autorités, l’enjeu est aussi de préserver le parc à karité et d’intensifier les actions de reboisement. Les professionnels sont appelés à améliorer la qualité des noix, faciliter l’accès au financement et moderniser les équipements afin de développer davantage la transformation locale et la création de valeur.
Gabriel BLIVI
