(La Nouvelle République)-La Banque mondiale appelle les pays africains à accélérer leur intégration économique en misant davantage sur la production régionale. Dans son rapport Integrating Africa: From Threads to Hubs, publié le 28 août 2026, l’institution estime que le continent doit aller au-delà de la simple réduction des barrières commerciales et construire de véritables chaînes de valeur régionales.
Le document relève que le commerce intra-africain reste limité, alors qu’il présente un potentiel important pour la diversification économique. Les échanges entre pays africains concernent notamment davantage de produits manufacturés que les exportations du continent vers les marchés extérieurs, encore fortement concentrées sur les matières premières.
Pour la Banque mondiale, les obstacles sont également liés aux coûts du commerce. Les difficultés douanières, les insuffisances des infrastructures, les contraintes dans les transports et les différences de normes continuent de ralentir la circulation des marchandises et des services.
Le rapport préconise ainsi une meilleure interconnexion des marchés africains, notamment dans les domaines des transports, de l’énergie, du numérique et de la finance. Il encourage également les États à renforcer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Selon la Banque mondiale, une libéralisation accrue des services pourrait permettre d’augmenter de 60 à 64 % d’ici 2035 le commerce des services entre les pays participants à la ZLECAf. L’enjeu est désormais de transformer l’intégration africaine en moteur concret de production, d’investissement et d’emplois.
Gabriel BLIVI
