(La Nouvelle République)-La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) peine encore à s’imposer dans les esprits des jeunes. Selon l’African Youth Survey 2026, publié par la Fondation Ichikowitz Family, 79 % des Africains âgés de 18 à 24 ans disent ne pas connaître cet accord. L’enquête a été réalisée auprès de près de 4 900 jeunes dans 16 pays du continent.
Ce résultat surprend au regard des ambitions de la ZLECAf. L’accord vise à stimuler le commerce entre les pays africains, attirer davantage d’investissements et favoriser la création d’emplois. Autant d’objectifs qui répondent aux préoccupations d’une jeunesse confrontée au chômage et à un accès limité aux opportunités économiques.
Le sondage montre d’ailleurs que les jeunes placent l’emploi, l’entrepreneuriat et le développement des entreprises parmi leurs principales attentes. Plus de 55 % souhaitent que les partenariats économiques conclus par leurs pays produisent des retombées concrètes, notamment en matière d’investissements, d’industrialisation et de création d’activités.
Pour les auteurs du rapport, cette faible notoriété constitue un défi pour la mise en œuvre de la ZLECAf. Ils estiment qu’une meilleure information, des programmes de formation et un accompagnement des jeunes entrepreneurs sont indispensables pour leur permettre de tirer parti du marché unique africain. La réussite de l’accord dépendra aussi de sa capacité à convaincre la jeunesse qu’elle peut en être l’une des principales bénéficiaires.
Gabriel BLIVI
