(La Nouvelle Républkique)-Le rapport Africa outlook 2026: Growth and opportunity amid geopolitical shifts, publié par The Economist Intelligence Unit (EIU) à la fin de 2025, dresse le portrait d’un continent africain en pleine transformation, porté par une croissance économique soutenue mais confronté à des défis géopolitiques croissants. Selon l’EIU, l’Afrique devrait demeurer l’une des régions les plus dynamiques du monde à l’horizon 2026, avec des performances particulièrement marquées en Afrique de l’Ouest et de l’Est, malgré des trajectoires de développement inégales entre pays.
Cette croissance repose sur plusieurs leviers structurels majeurs, notamment l’accélération de l’intégration régionale à travers la Zone de libre-échange continentale africaine, l’essor de l’économie numérique et l’intérêt accru des puissances internationales pour les ressources stratégiques du continent. Toutefois, le rapport souligne que ces opportunités s’accompagnent de risques persistants liés à l’endettement public, à la volatilité politique et à l’évolution des relations commerciales mondiales dans un contexte de recomposition géopolitique.
Dans ce cadre régional, le Togo apparaît comme un acteur ouest-africain à potentiel, bénéficiant d’une croissance économique relativement solide et d’un positionnement stratégique. Le pays tire avantage de son port en eau profonde à Lomé, véritable hub logistique régional, ainsi que de son engagement dans les mécanismes d’intégration économique sous-régionale. Ces atouts renforcent son attractivité pour les investissements et l’insèrent pleinement dans les dynamiques de croissance mises en avant par l’EIU.
Néanmoins, le rapport rappelle que la capacité du Togo à consolider ces perspectives dépendra de sa gestion des risques internes, notamment en matière de gouvernance, de stabilité politique et de diversification économique. À l’image du reste du continent, le pays se trouve à la croisée des chemins, entre opportunités économiques réelles et nécessité de renforcer ses fondamentaux institutionnels afin de transformer la croissance annoncée en développement durable et inclusif.
Gabriel BLIVI
