(La Nouvelle République)-Malgré le record historique de la dette mondiale, l’Afrique affiche une tendance encourageante de désendettement progressif. Selon le rapport Global Debt Monitor publié le 25 février 2026 par l’Institut de la finance internationale (IIF), le ratio moyen dette publique sur PIB du continent a légèrement diminué, passant à environ 62,8 % à la fin de 2025. Cette évolution contraste avec l’accélération de la dette dans les grandes économies mondiales.
Cette amélioration s’explique par des politiques de gestion budgétaire plus prudentes adoptées par plusieurs pays africains, combinées à un meilleur accès à l’aide internationale et à des mécanismes de restructuration de dettes antérieures. Certains États ont ainsi réussi à réduire leur dépendance aux emprunts à court terme, limitant les pressions sur leurs finances publiques et renforçant la résilience économique face aux chocs externes.
Néanmoins, la dette reste un enjeu majeur pour le continent. Les économies africaines demeurent vulnérables aux fluctuations des prix des matières premières, aux taux d’intérêt mondiaux et aux défis internes tels que le financement des infrastructures et la croissance démographique rapide. Le rapport souligne que la prudence dans l’endettement futur est essentielle pour éviter de compromettre la stabilité financière régionale.
Selon l’IIF, la trajectoire actuelle offre toutefois une lueur d’espoir. Si les pays africains poursuivent leur politique de désendettement et de gestion rigoureuse des finances publiques, ils pourraient non seulement réduire leur exposition aux risques externes, mais aussi libérer des ressources pour soutenir le développement économique et social dans les années à venir.
Gabriel BLIVI
