(La Nouvelle République) – L’État et le secteur privé ont poursuivi leur dialogue, lundi 6 juillet à Lomé, à l’occasion d’une nouvelle session du Comité de concertation État-Secteur privé (CCESP). Cette rencontre a permis de faire le point sur les réformes en cours, d’évaluer le climat des affaires et d’examiner plusieurs préoccupations exprimées par les opérateurs économiques.
Au nom du Conseil national du patronat du Togo (CNP), son président, Laurent Coami Tamégnon, a salué les avancées enregistrées dans le dialogue public-privé. Il a notamment relevé les progrès réalisés à travers les comités régionaux de concertation ainsi que la prise en compte de certaines propositions formulées par les entreprises.
Le patronat a toutefois attiré l’attention du gouvernement sur plusieurs dossiers qu’il juge prioritaires. Il s’agit notamment de la mise en place des commissions de recours, de l’apurement de la dette intérieure, de la fiscalité appliquée aux entreprises de télécommunications et de la hausse des loyers dans la zone portuaire.
Le gouvernement apporte des réponses
En réponse, le ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à maintenir un dialogue permanent avec le secteur privé. Il a annoncé que les commissions de recours seront bientôt installées, après la finalisation de leur composition.
Le ministre a également indiqué que les opérations d’apurement de la dette intérieure se poursuivront jusqu’à la fin de l’année. Concernant la fiscalité des entreprises de télécommunications, il a assuré que le dossier avait déjà trouvé une solution. Quant aux loyers pratiqués au Port autonome de Lomé, il a promis d’examiner la question avec les services compétents avant de se prononcer.
Au cours de la rencontre, Essowè Georges Barcola a rappelé le rôle déterminant du secteur privé dans la création de richesses, l’investissement et l’emploi. Il a également salué les résultats obtenus dans le cadre du programme économique appuyé par le Fonds monétaire international (FMI).
Les deux parties ont martelé leur volonté de poursuivre les concertations afin d’améliorer le climat des affaires, de lever les contraintes qui pèsent sur les entreprises et de soutenir une croissance économique durable.
Gabriel BLIVI
