(La Nouvelle République)-L’Afrique subsaharienne a bénéficié de 35,8 milliards de dollars d’engagements du Groupe de la Banque mondiale au cours de l’exercice fiscal 2026, selon le rapport annuel 2026 de l’institution. Ce montant place la région en tête des zones géographiques présentées dans le bilan financier du Groupe, pour la période allant du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026.
Au total, le Groupe de la Banque mondiale a engagé 123,5 milliards de dollars dans les pays partenaires durant cet exercice, contre 118,5 milliards de dollars en 2025. Les engagements en Afrique subsaharienne représentent ainsi près de 29 % de ce volume global. Ils couvrent les interventions des différentes entités du Groupe, notamment la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).
Le rapport souligne également l’importance croissante des capitaux privés dans le financement du développement. À l’échelle mondiale, le Groupe a mobilisé 112 milliards de dollars de financements privés en 2026, contre 35 milliards en 2022. Cette orientation vise à renforcer les investissements dans les secteurs susceptibles de soutenir l’activité économique et la création d’emplois.
Les infrastructures, l’énergie, l’agro-industrie, la santé, le tourisme et l’industrie manufacturière figurent parmi les secteurs identifiés comme présentant un potentiel important en matière d’emploi.
Gabriel BLIVI
