(La Nouvelle République)-« Le Togo entre dans une nouvelle ère institutionnelle où annoncer ne suffit plus, il faut exécuter. » Par cette affirmation, Essowé Georges Barcola, ministre des Finances et du Budget, a donné le ton de la 2e session annuelle du comité de concertation État–secteur privé tenue en fin de semaine dernière. Reprenant l’élan impulsé par Faure Gnassingbé devant le Parlement, il a présenté cette démarche comme le socle d’une gouvernance tournée vers l’efficacité et la transformation économique.
Le ministre a souligné que cette exigence se traduit déjà sur le terrain, notamment avec l’extension du dialogue public-privé aux régions, illustrée par la mise en place du Comité régional de concertation de la Kara. Il a également rappelé les efforts déployés en 2025 pour renforcer les capacités des entreprises, dont plus de 600 ont bénéficié de formations comptables, complétées par la diffusion de l’émission Entreprendre et réussir en langues locales.
Sur le plan fiscal, il a mis en avant plusieurs réformes issues des échanges avec le secteur privé, parmi lesquelles le gel des droits de douane sur les logiciels, la révision de la taxe TETTIC, la suppression de la TVA sur les intrants agricoles et l’accélération des remboursements de TVA.
Évoquant une économie résiliente malgré un contexte international instable, Essowé Georges Barcola a conclu en réaffirmant l’interdépendance essentielle entre l’État et le secteur privé.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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