(La Nouvelle République)-Le potentiel économique du Togo suscite un intérêt croissant auprès d’acteurs russes. Des experts et opérateurs économiques russes, réunis à Lomé dans le cadre de la première session de la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie, explorent les possibilités de renforcer les échanges et de développer de nouveaux partenariats d’investissement.
Ouverte le 29 septembre 2026, cette rencontre constitue un cadre de discussions autour de plusieurs secteurs susceptibles de rapprocher davantage les deux économies. Les échanges portent notamment sur les possibilités de coopération dans le commerce, l’industrie, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures et les technologies.
Dans le cadre de leur séjour, les experts russes se sont également rendus au Port autonome de Lomé et à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Ces visites leur permettent de mieux apprécier les infrastructures dont dispose le Togo et les possibilités offertes aux investisseurs dans les domaines de la logistique, de la transformation et de la production industrielle.
La dynamique avait commencé à se renforcer depuis mars 2026 avec des échanges entre la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) et le représentant commercial russe. Plusieurs secteurs avaient alors été identifiés comme présentant des perspectives de coopération, notamment la sécurité alimentaire, l’industrie minière et l’énergie.
Les discussions avaient également ouvert des pistes dans la production d’engrais phosphatés, la transformation du cacao, la mécanisation agricole, les énergies renouvelables, le traitement de l’eau et les technologies numériques.
Pour les autorités et les acteurs économiques togolais, cette dynamique offre une occasion de présenter les atouts du pays et de favoriser la concrétisation de partenariats avec des entreprises russes. La Commission mixte, dont les travaux se poursuivent jusqu’au 1er octobre à Lomé, devrait contribuer à préciser les secteurs et projets susceptibles de faire l’objet de collaborations futures.
Gabriel BLIVI
