(La Nouvelle République)-Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale se tiennent du 12 au 18 octobre 2026 à Bangkok, en Thaïlande. Cette rencontre internationale, qui rassemble des représentants de 191 pays, offre un cadre de réflexion sur les perspectives économiques mondiales, le financement du développement et la création d’emplois. Pour le Togo, plusieurs de ces enjeux rejoignent directement les priorités économiques nationales.
Croissance et finances publiques
Selon les projections du FMI, la croissance économique togolaise devrait atteindre 5 % en 2026, tandis que l’inflation est estimée à 2,8 %. La Banque mondiale souligne toutefois la nécessité de renforcer le secteur privé et l’emploi productif pour soutenir une croissance plus inclusive.
La question de la dette constitue également un enjeu majeur. D’après le rapport du FMI publié en 2026, la dette publique togolaise représentait 64,9 % du produit intérieur brut (PIB) à fin 2025. Le défi consiste à préserver les capacités de financement des infrastructures et des services sociaux tout en maintenant une trajectoire budgétaire soutenable.
Mobiliser les financements pour l’emploi
La coopération avec les institutions de Bretton Woods demeure importante pour accompagner les réformes économiques. En juin 2026, le FMI a autorisé un décaissement d’environ 109,5 millions de dollars en faveur du Togo, à l’issue de l’évaluation de son programme économique.
À Bangkok, les discussions sur la mobilisation des capitaux privés et la création d’emplois résonnent ainsi avec les besoins togolais. L’industrialisation, la modernisation agricole et l’accompagnement des petites entreprises constituent des leviers à consolider.
Au-delà des échanges internationaux, l’enjeu pour le Togo reste de transformer les financements et les réformes en résultats concrets : davantage d’emplois productifs, de meilleures conditions de vie et une croissance durable.
Gabriel BLIVI
