(La Nouvelle République)-L’Afrique est devenue l’épicentre mondial du mobile money, avec 1,1 milliard de comptes enregistrés en 2024, soit 53 % du total mondial, selon l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA). Mais cette adoption massive s’accompagne d’un fléau croissant : les fraudes, dont les principales sont l’usurpation d’identité, l’ingénierie sociale, la fraude interne, le SIM swap et la cyberfraude.
Ces menaces prospèrent sur des comportements à risque fréquents chez les utilisateurs. Parmi eux : le manque de vigilance face aux messages ou appels suspects, la délégation de son téléphone à des tiers, la naïveté face aux vendeurs en ligne et le partage imprudent de données personnelles. Ces attitudes, souvent dictées par l’ignorance ou la confiance mal placée, facilitent grandement la tâche des fraudeurs.
Pour y faire face, la GSMA appelle à un renforcement de la sensibilisation et de l’éducation numérique. L’accent doit être mis sur l’utilisateur, considéré comme le maillon le plus vulnérable, mais aussi le plus décisif dans la lutte contre la fraude mobile.
