(La Nouvelle République)-Cinq ans après le lancement de ses premières activités, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) s’est imposée comme l’un des principaux projets industriels du Togo. Créée pour encourager la transformation locale des matières premières et renforcer la chaîne de valeur nationale, cette zone économique spéciale accueille aujourd’hui des entreprises opérant dans plusieurs secteurs, notamment l’agro-industrie, le textile, les matériaux de construction et la logistique.
Le modèle de la PIA repose sur une organisation intégrée des activités industrielles. La proximité entre les unités de transformation, les infrastructures logistiques et les services techniques vise à réduire les délais de production, à optimiser les coûts et à faciliter l’exportation des produits transformés. Les autorités présentent cette approche comme un levier de compétitivité pour les entreprises implantées sur le site.
Une montée en compétences de la main-d’œuvre
Le développement progressif de la plateforme s’accompagne d’une demande croissante en personnel qualifié. Pour répondre à ces besoins, des programmes de formation ont été mis en place afin de préparer des techniciens, des opérateurs spécialisés et des cadres aux métiers de l’industrie.
Selon les responsables du projet, cette stratégie contribue au développement des compétences techniques locales et à l’amélioration de l’employabilité des jeunes.

Un cadre destiné à attirer les investisseurs
La PIA bénéficie d’infrastructures industrielles, d’un accès aux réseaux énergétiques et de services administratifs regroupés sur un même site.
Ce dispositif a favorisé l’installation de plusieurs entreprises nationales et étrangères. Les autorités togolaises estiment que ces investissements participent à la diversification de l’économie et au renforcement de l’industrie manufacturière.

Une expérience suivie dans la sous-région
Le développement de la plateforme suscite également l’intérêt de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Au cours des dernières années, des délégations officielles venues notamment du Burkina Faso, du Niger, de la Guinée et du Gabon ont effectué des visites afin de s’informer sur son fonctionnement et son modèle de partenariat entre les secteurs public et privé.
Si plusieurs indicateurs témoignent de la progression de la PIA, des économistes soulignent que son impact devra continuer d’être évalué à travers des critères tels que le nombre d’emplois durables créés, le volume des exportations, la valeur ajoutée générée localement et la contribution à la transformation industrielle du pays.
Cinq ans après son lancement, la Plateforme industrielle d’Adétikopé poursuit ainsi son développement et constitue l’un des principaux instruments de la stratégie togolaise de transformation locale des matières premières. Son évolution au cours des prochaines années permettra d’apprécier pleinement son rôle dans l’industrialisation et la diversification de l’économie nationale.
Gabriel BLIVI
