(La Nouvelle République)-La récente réélection de Jean-Pierre Fabre à la tête de sa commune (Golfe 4) , obtenue avec le soutien du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), illustre parfaitement la capacité du pouvoir togolais à favoriser un dialogue inclusif et un consensus politique. Dans un climat où les tensions entre majorité et opposition pourraient facilement paralyser l’action locale, UNIR a su démontrer que la décentralisation peut rimer avec coopération et responsabilité partagée.
En choisissant de soutenir un leader de l’opposition, UNIR a fait preuve d’un geste politique audacieux. Plutôt que de chercher à imposer ses candidats à tout prix, le parti majoritaire a préféré mettre l’intérêt des populations au-dessus des calculs partisans, facilitant ainsi la continuité de l’action municipale et renforçant la stabilité dans les communes. Dans ce contexte, Jean-Pierre Fabre se maintient en vie politique grâce à l’oxygène que lui fournit UNIR, illustrant combien le rôle du parti présidentiel est central dans le paysage politique local.
Cette approche illustre une stratégie de gouvernance qui dépasse la simple logique de compétition électorale. UNIR confirme son rôle de pionnier du consensus, capable de transformer la décentralisation en un espace de dialogue constructif où majorité et opposition coopèrent pour le développement local. Ce geste contribue à consolider la confiance des citoyens dans leurs élus et dans les institutions municipales.
En valorisant le consensus et l’ouverture, UNIR démontre que la politique peut être tournée vers l’efficacité plutôt que la confrontation. La réélection de Jean-Pierre Fabre, rendue possible par cette posture inclusive, est donc moins une faveur à un parti d’opposition qu’un signal fort de maturité politique et de responsabilité dans la mise en œuvre de la décentralisation.
Gabriel BLIVI
