(La Nouvelle République)-Le gouvernement togolais a lancé, le 27 septembre 2025 à Lomé, une campagne nationale de vaccination gratuite des chiens et des chats contre la rage. L’initiative s’inscrit dans la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre la rage, célébrée le 28 septembre sous le thème : « Agissons maintenant : toi, moi, la communauté ».
La cérémonie officielle s’est tenue en présence de membres du gouvernement, d’autorités administratives et traditionnelles, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Plusieurs personnalités du monde vétérinaire et de la santé publique ont pris part à ce lancement.
Le ministre d’État, Gal de Brigade Damehame Yark, en charge des Ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance, a rappelé que la rage demeure l’une des maladies les plus redoutables : pratiquement toujours mortelle dès l’apparition des symptômes, mais totalement évitable grâce à la vaccination.
Il a souligné que la maladie continue de faire des victimes au Togo, avec quatre décès récents enregistrés dans la région centrale. « Nous n’avons pas le droit de rester indifférents », a-t-il insisté, appelant à une mobilisation collective.
La directrice des services vétérinaires, Dr Damétoti Yempabou, a pour sa part mis en garde contre les risques liés aux morsures animales. Selon elle, la rage est incurable une fois déclarée, mais peut être prévenue par des gestes simples : vacciner ses animaux de compagnie, laver immédiatement une plaie et consulter un centre de santé.
Les partenaires internationaux – FAO, OMS et OMSA – appuient activement la stratégie nationale, qui repose sur la vaccination de masse, la sensibilisation des populations et le renforcement de la surveillance épidémiologique. L’approche « Une seule santé » guide cette démarche, en intégrant la santé humaine, animale et environnementale.
Le Togo s’est fixé pour objectifs, au cours de cette campagne, de vacciner au moins 60 000 chiens et chats et de sensibiliser près de 500 000 citoyens, notamment dans les zones rurales. Une ambition qui traduit la volonté du pays de réduire les risques à la source.
Et si l’on doutait encore de l’urgence d’agir, les chiffres parlent d’eux-mêmes : au premier semestre 2025, 489 morsures animales ont été signalées, 131 cas suspects recensés, et 12 vies humaines perdues. Autant de drames évitables que cette nouvelle campagne entend transformer en espoirs préservés.
Gabriel BLIVI
