(La Nouvelle République)-L’Afrique figure parmi les régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Sécheresses, inondations et insécurité alimentaire s’y intensifient, alors que le continent contribue très faiblement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Dans un rapport publié le 10 décembre 2025, la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (FERDI) montre que l’aide internationale destinée à l’adaptation ne reflète pas cette vulnérabilité.
Entre 2019 et 2023, la finance internationale pour l’adaptation a dépassé 40 milliards de dollars par an. Mais l’essentiel de ces flux a été dirigé vers les pays à revenu intermédiaire. Les pays à faible revenu, majoritairement africains, n’ont reçu qu’environ 15 % du total.
L’Afrique reçoit proportionnellement davantage de dons que d’autres régions, en raison de sa faible capacité d’endettement. Ce point constitue un avantage relatif, mais il reste insuffisant face à l’ampleur des besoins en agriculture, en eau, en santé et en infrastructures résilientes.
La FERDI souligne enfin que les critères d’allocation reposent encore trop sur la solvabilité des pays plutôt que sur leur vulnérabilité climatique réelle.
Gabriel BLIVI
Journaliste de formation, il s’intéresse particulièrement à l’actualité politique, économique et sociale, ainsi qu’aux enjeux de gouvernance, de développement et de changement climatique au Togo et en Afrique.
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