(La Nouvelle République)-À l’horizon 2030, le Togo ambitionne de transformer ses paysages forestiers. Face à une couverture forestière actuellement en forte dégradation, le pays prévoit la plantation d’un milliard d’arbres et la restauration de 1,4 million d’hectares afin d’atteindre 26 % de forêts. Cette politique vise à concilier protection de l’environnement, sécurité alimentaire et développement économique.
Un nouvel élan avec le ministre Komla Dodzi Kokoroko
La nomination récente du Professeur Komla Dodzi Kokoroko à la tête du ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières apporte une nouvelle impulsion. Fort de son expérience universitaire et ministérielle, il entend renforcer la gouvernance, mobiliser les acteurs nationaux et internationaux, et assurer la mise en œuvre efficace des actions de reboisement et de conservation.
Preuve de son engagement immédiat, le ministre a lancé dès le 16 octobre 2025 une opération de mise à jour de la base de données nationale sur toutes les activités et autorisations forestières, demandant aux détenteurs de permis d’exploitation, d’importation ou de transport de produits forestiers de soumettre leurs documents certifiés dans un délai strict de huit jours. Cette initiative vise à fiabiliser les données forestières et à poser des bases solides pour une gestion durable des ressources naturelles du pays.
Une stratégie claire pour un avenir durable
La politique forestière togolaise repose sur la gouvernance, le partenariat, la durabilité et l’innovation. Elle prévoit le renforcement du cadre juridique, le développement de partenariats stratégiques, la promotion d’une production forestière soutenue et la restauration des écosystèmes dégradés. Avec un budget de près de 195 milliards de FCFA sur cinq ans, le Togo affirme sa volonté de faire de ses forêts un levier stratégique pour un développement durable et résilient.
Défis et enjeux pour la couverture forestière
Selon le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, le Togo dispose actuellement d’une couverture forestière de 24,24 %, en forte dégradation. Les principaux défis incluent le manque de personnel qualifié, la déforestation, la gestion durable du bois-énergie, la valorisation des produits forestiers non ligneux et l’implication des communautés locales dans la gestion des forêts.
Un plan ambitieux pour 2030
La politique vise non seulement à restaurer les forêts dégradées, mais aussi à impliquer tous les acteurs nationaux et internationaux pour garantir une gestion durable et efficace. Le Togo entend ainsi faire de ses forêts un pôle stratégique pour la croissance économique et la résilience écologique du pays.
Gabriel BLIVI
