(La Nouvelle République)-Le débat sur la pollution plastique entre désormais dans une phase plus opérationnelle au Parlement togolais. Après deux jours d’échanges, les participants au séminaire consacré au cadre législatif sur les déchets plastiques ont retenu plusieurs axes susceptibles d’alimenter les prochaines discussions sur l’évolution des textes nationaux.
Réunis les 2 et 3 octobre 2026 à Lomé, députés, sénateurs, représentants des collectivités territoriales, experts, administrations et organisations de la société civile ont notamment travaillé sur les conditions d’une réglementation plus efficace du secteur.
Des responsabilités à mieux répartir
Les discussions ont mis en évidence plusieurs points de vigilance. La réglementation des plastiques à usage unique devra notamment préciser les produits visés et tenir compte de certains usages jugés nécessaires. Les parlementaires se sont également penchés sur la Responsabilité élargie du producteur, avec l’idée de faire participer davantage producteurs et importateurs au financement de la gestion des déchets.
Le financement de la filière constitue également un enjeu. Fiscalité, contrôle, collecte, réemploi et recyclage ont fait partie des sujets examinés. Pour la députée Stella Dadieba Bagnah-Gamon, la pollution plastique produit des effets qui dépassent l’environnement, notamment sur la santé, l’agriculture, les finances publiques et l’équilibre entre territoires. Elle estime aussi que la valorisation des déchets peut devenir une source d’opportunités économiques.
À la clôture, le Deuxième Vice-président de l’Assemblée nationale, Richard Gbalgueboa Kangbeni, a insisté sur trois exigences : une meilleure application des textes, des données plus fiables et une répartition plus claire des responsabilités.
Les recommandations du séminaire doivent désormais servir de base à une feuille de route et accompagner la suite du travail législatif.
Gabriel BLIVI
