(La Nouvelle République)-Face aux effets de plus en plus marqués du dérèglement climatique, l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement (ATJ2E), appuyé par le Centre pour la Justice Environnementale (CJE), a réuni ce vedredi 6 juin 2025, une vingtaine de journalistes de la région maritime pour une journée de formation axée sur la transition énergétique. L’atelier s’est tenu ce vendredi dans la salle des Frères Franciscains à Adidogomé.
« Le monde fait aujourd’hui face à une urgence climatique sans précédent. Et notre pays, le Togo, n’est pas épargné », a lancé Hector Nammangue, président de l’ATJ2E, à l’ouverture des travaux. Pour lui, les médias doivent désormais aller au-delà de l’information pour jouer un rôle d’engagement, de sensibilisation et de plaidoyer en faveur d’une transition juste et durable.
Outiller les journalistes à mieux couvrir l’urgence

La formation a porté sur plusieurs thématiques : les effets des énergies fossiles sur la santé et l’environnement, les méthodes d’investigation, ou encore le storytelling sur les énergies renouvelables. Des exercices pratiques ont permis aux participants de simuler la production de contenus (articles, vidéos, podcasts, photoreportages).
Plusieurs pistes de sujets ont émergé : l’exploitation minière (SNPT, STM, POMAR), le débordement des lagunes, la gestion des eaux usées des industries, ou encore le potentiel du solaire dans les zones rurales.
« Il nous faut aujourd’hui aller au-delà des discours, créer un réseau de journalistes capables de mutualiser leurs ressources, de produire des contenus puissants et de contribuer à une véritable dynamique de justice environnementale dans notre pays », a insisté Hector Nammangue.
Vers une presse plus engagée
L’atelier a également permis de formuler des revendications pour renforcer le journalisme environnemental : révision des articles liberticides du Code de la presse, transparence des contrats miniers, obligation de RSE pour les entreprises extractives, et création d’un fonds d’appui aux enquêtes.
En clôture, chaque journaliste s’est engagé à produire au moins un contenu médiatique sur l’urgence climatique ou les solutions énergétiques durables. Une initiative saluée comme un pas important vers une presse plus outillée, au service de la justice environnementale au Togo.
Gabriel BLIVI
