(La Nouvelle République)-Face aux actes de vindicte populaire observés ces derniers mois, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) renouvelle son appel au respect du droit à la vie. Dans un message de sensibilisation, elle rappelle qu’aucune accusation ne peut justifier le lynchage, l’exécution ou tout autre acte de justice privée.
L’institution souligne que le droit à la vie et à la dignité humaine est garanti par la Constitution togolaise du 6 mai 2024 ainsi que par les instruments internationaux ratifiés par le Togo. Elle insiste sur le caractère illégal de toute forme de vengeance populaire.
La CNDH rappelle également que la peine de mort est abolie au Togo depuis 2009. En cas de flagrant délit, toute personne interpellée doit être remise aux forces de sécurité afin que la justice puisse suivre son cours dans le respect des procédures.
L’institution invite enfin les citoyens à privilégier le recours aux autorités compétentes et à renforcer leur coopération avec les services de sécurité. Pour elle, la protection de la vie humaine et le respect de l’État de droit demeurent des responsabilités partagées par l’ensemble de la société.
Gabriel BLIVI
