(La Nouvelle République)- Les États-Unis gardent les yeux rivés sur la région des Grands Lacs, espérant une percée décisive dans le processus de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Deux mois après la signature d’une déclaration de principes à Washington, les négociations patinent, alors qu’un accord définitif est attendu d’ici la fin juin.
Le 25 avril dernier, une photo prise dans la capitale américaine réunissait le secrétaire d’État Marco Rubio, la cheffe de la diplomatie congolaise Thérèse Kayikwamba Wagner et son homologue rwandais Olivier Nduhungirehe. Cette image scellait un engagement de part et d’autre à sortir de l’impasse sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Depuis, un projet d’accord, inspiré des discussions précédemment menées à Luanda sous médiation angolaise, a été rédigé. Il intègre également de nouvelles contributions issues des préoccupations spécifiques de Kinshasa et Kigali. Mais les divergences de fond subsistent, notamment autour de la présence du M23, du rôle présumé du Rwanda dans la crise, et du redéploiement des forces armées dans la zone.
Washington continue d’exercer une pression diplomatique forte, espérant un compromis dans les semaines à venir. Pour les États-Unis, il s’agit non seulement de stabiliser une région stratégique, mais aussi d’éviter une aggravation de la crise humanitaire, dans un contexte où près de 7 millions de personnes sont déjà déplacées en RDC selon l’ONU.
Alors que le mois de juin avance, la fenêtre se referme progressivement. Une impulsion politique décisive semble désormais indispensable pour transformer l’élan diplomatique d’avril en un véritable accord de paix.
