(La Nouvelle République)-La médiation togolaise dans la crise qui secoue l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) continue de gagner en légitimité sur la scène internationale. Après l’ONU et le Qatar, c’est au tour de l’Union européenne (UE) d’afficher son appui à l’initiative portée par Lomé.
Jeudi 22 mai à Abidjan, en marge de la cérémonie de remise du Prix Félix Houphouët-Boigny-UNESCO pour la Recherche de la Paix, Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil des ministres de la Cinquième République togolaise, a échangé avec António Luís Santos da Costa, président du Conseil européen. Cette rencontre de haut niveau a été l’occasion pour les deux dirigeants de passer en revue les efforts diplomatiques déployés pour ramener la stabilité dans l’Est congolais, où les tensions entre la RDC et le Rwanda demeurent préoccupantes.
Les discussions ont également porté sur les relations bilatérales entre le Togo et l’Union européenne, ainsi que sur les enjeux de paix et de sécurité sur le continent. À l’issue de l’entretien, les deux parties ont convenu de renforcer la coordination des initiatives diplomatiques et d’unir leurs efforts en faveur d’une résolution durable de la crise.
Cette déclaration conjointe intervient alors que Lomé multiplie les consultations diplomatiques. Le week-end dernier, une réunion stratégique s’est tenue dans la capitale togolaise entre le Médiateur de l’Union africaine et le Panel des facilitateurs du continent, avec pour objectif d’harmoniser les différentes démarches entreprises pour ramener la paix dans la région des Grands Lacs.
La reconnaissance grandissante du rôle du Togo dans la médiation est un signal fort qui renforce la position de Lomé en tant qu’acteur clé de la diplomatie africaine contemporaine.
