(La Nouvelle République)-L’affaire Grace Koumaï continue de faire couler beaucoup d’encre. Derrière les commentaires et les postures émotionnelles, une réalité demeure : celle d’une citoyenne qui, à plusieurs reprises, a choisi de défier l’autorité de l’État et de braver les lois de la République. Aujourd’hui, elle en subit logiquement les conséquences, car nul n’est au-dessus de la loi.
Les faits sont connus. Arrêtée pour incitation à la désobéissance civile, trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée, Mlle Koumaï n’en est pas à sa première confrontation avec la justice. Récidiviste, elle a déjà été interpellée par le passé pour des comportements similaires. Son activisme, souvent bruyant, frôle désormais la provocation, voire la défiance ouverte envers les institutions républicaines.
Certains tentent de présenter son cas comme un combat pour la liberté d’expression. Mais en réalité, il s’agit d’un affront au principe même de l’État de droit. Car la liberté, dans toute démocratie, s’exerce dans le cadre de la loi. Et lorsqu’un citoyen choisit délibérément de s’y soustraire, il franchit la ligne rouge qui sépare la revendication du désordre. La République togolaise n’est pas un espace où chacun peut tester la solidité de l’autorité publique à coups de provocations.
Le plus troublant dans cette affaire est que Grace Koumaï ne représente aucune structure reconnue : ni syndicat, ni parti politique, ni organisation civile. Elle agit seule, sans mandat, sans cadre, sans légitimité. Ceux qui crient à la persécution devraient se demander pourquoi, dans le milieu professionnel où elle affirme exercer, personne ne prend publiquement sa défense. Le silence observé dans son entourage en dit long sur la nature réelle de son engagement : un activisme personnel, sans ancrage, sans cause claire, et souvent alimenté par la recherche du buzz.
La République togolaise, comme tout État souverain, repose sur des institutions, des lois et un ordre public. Y contrevenir n’est pas un acte de bravoure, encore moins un droit. Et si aujourd’hui, les autorités judiciaires appliquent la loi avec fermeté, c’est avant tout pour préserver la stabilité et rappeler à chacun que la liberté de manifester n’est pas synonyme d’anarchie.
Les voix qui s’élèvent pour la défendre gagneraient à se poser la vraie question : quelle attitude adopteraient-elles si elles étaient à la place de l’État ? Feraient-elles preuve de laxisme face à une récidiviste qui multiplie les provocations ? Ou assumeraient-elles la responsabilité de faire respecter la loi pour éviter que l’exemple ne se répande ?
Dans ce dossier, la justice togolaise ne fait qu’exercer sa mission. Elle rappelle à travers ce cas que la République n’est pas un champ d’expérimentation pour les apprentis activistes. Elle est une institution fondée sur le droit, la discipline et le respect de l’autorité. Et quiconque choisit d’en braver les fondements doit en assumer les conséquences.
Car dans une nation qui aspire à la paix et à la stabilité, l’activisme sans repères devient un danger, pas une solution.
La Rédaction
