(La Nouvelle République)-Alors que les élections municipales sont prévues pour le 17 juillet prochain, Mohammed Tchassona Traoré, président du Cadre permanent de concertation (CPC), a exprimé ce dimanche 8 juin ses inquiétudes sur l’état d’avancement du processus électoral. Selon lui, les délais sont serrés et certaines étapes cruciales accusent un retard préoccupant.
Il a notamment pointé du doigt la lenteur dans la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), une instance clé pour la régularité du scrutin. Ce retard pourrait, selon lui, affecter la confiance des électeurs et des partis dans la transparence du processus. Pour le président du CPC, il est urgent d’accélérer les procédures pour garantir une élection crédible.
Malgré ces réserves, Tchassona Traoré se montre optimiste quant au déroulement du vote. Il a assuré que les conditions techniques et logistiques seraient probablement réunies d’ici la date du scrutin. Cette position nuancée vise à encourager la participation tout en appelant à la vigilance de toutes les parties impliquées.
En tant que président du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), une formation de l’opposition, il a confirmé que son parti présentera des listes dans 13 des 117 communes. Pour le MCD, ce scrutin est une occasion de renforcer sa présence locale et de défendre une gestion de proximité plus participative.
Ces élections municipales sont perçues comme un test important pour la démocratie togolaise, dans un contexte où les enjeux de gouvernance locale, d’inclusion politique et de mobilisation citoyenne sont de plus en plus centraux. Observateurs, partis et électeurs scruteront avec attention la manière dont les institutions organiseront ce rendez-vous électoral.
Gabriel BLIVI
