(La Nouvelle République)-La 17ᵉ Conférence des présidents d’Assemblées et de sections de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) s’est officiellement ouverte ce mardi 8 avril 2026 à Lomé. L’événement rassemble plusieurs responsables parlementaires africains autour des enjeux majeurs liés à la gouvernance, à la démocratie et à la coopération interparlementaire dans l’espace francophone.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale du Togo, Sélom Komi Klassou, a dressé un tableau des mutations profondes que traverse le monde actuel. Il a souligné que « le monde connaît aujourd’hui des recompositions géopolitiques majeures », marquées par des crises multiples, notamment sécuritaires, économiques, sociales, climatiques et technologiques, qui affectent également les pays africains.
Insistant sur la vulnérabilité du continent, il a relevé que l’Afrique, et en particulier l’espace francophone, reste fortement exposée à ces bouleversements. Dans ce contexte, il a appelé à une mobilisation accrue des institutions parlementaires afin de mieux répondre aux attentes des populations et de contribuer à la stabilité des États.
Le président de l’Assemblée nationale togolaise a également mis en avant le rôle stratégique de la coopération parlementaire francophone. Selon lui, « la coopération au sein de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie prend toute sa dimension » face aux défis contemporains, en offrant un cadre structuré d’échanges et de concertation entre les pays membres.
Il a par ailleurs rappelé que la Francophonie parlementaire constitue « un espace unique de dialogue, de solidarité et de partage d’expériences ». Cette dynamique permet aux parlements de renforcer leurs capacités institutionnelles, d’améliorer leurs pratiques et de promouvoir des valeurs fondamentales telles que la démocratie, la paix, l’État de droit et la solidarité entre les peuples.
À travers cette conférence, les participants entendent approfondir leurs réflexions et formuler des recommandations concrètes pour renforcer l’efficacité des institutions parlementaires africaines. Les travaux devraient ainsi déboucher sur des orientations communes visant à consolider la coopération régionale et à mieux faire face aux défis actuels du continent.
Gabriel BLIVI
