(La Nouvelle République)-L’Assemblée nationale a adopté, le mardi 9 juin 2026, quatre projets de loi majeurs portant sur le renforcement du cadre juridique relatif à la sûreté nucléaire et radiologique. Ces textes visent à mieux encadrer les activités liées au nucléaire et à renforcer les mécanismes de prévention des risques associés.
Les réformes adoptées concernent notamment l’adhésion du Togo à plusieurs conventions internationales élaborées sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Elles portent sur la sûreté nucléaire, la gestion des déchets radioactifs, la notification rapide des accidents ainsi que l’assistance en cas de situation d’urgence radiologique.
À travers ces engagements, le pays entend harmoniser sa législation avec les standards internationaux en matière de sécurité nucléaire. L’objectif est de renforcer les capacités nationales de surveillance, de prévention et de réponse face à d’éventuels incidents impliquant des substances radioactives.

Lors des débats, le ministre délégué chargé de l’Énergie, Robert Koffi Messan Eklo, a insisté sur la portée stratégique de ces réformes. « Nous ne faisons pas que choisir une énergie d’avenir ; nous choisissons le plus haut standard de sécurité qui l’accompagne. Ratifier ces textes, c’est envoyer un signal fort à la communauté internationale : le Togo est un État moderne, responsable et rigoureux », a-t-il déclaré.
Les députés ont également souligné les enjeux liés à l’usage du nucléaire dans plusieurs secteurs de développement. Le président du groupe parlementaire majoritaire UNIR, l’honorable Aklesso Atcholi, a rappelé que « le nucléaire est une énergie d’avenir, utile dans plusieurs domaines, notamment la production d’électricité, la santé, l’industrialisation, l’agriculture, l’élevage, ainsi que le renforcement de l’indépendance énergétique et de la souveraineté ».

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou, a mis l’accent sur la dimension collective de la gestion des risques nucléaires. « Instruit par l’histoire tragique de la catastrophe de Tchernobyl, le Togo est convaincu que face à des risques d’une telle ampleur, aucun État ne peut agir seul », a-t-il déclaré, tout en saluant l’engagement du gouvernement en faveur de la modernisation du cadre juridique.
Pour rappel, les textes adoptés seront transmis à la chambre haute pour la suite de la procédure législative, conformément aux dispositions en vigueur.
Gabriel BLIVI
