(La Nouvelle République)-Le processus parlementaire relatif à l’adhésion du Togo à l’Organisation internationale pour la médiation (IOMed) a connu son épilogue. Le 14 octobre 2026, les députés ont adopté définitivement le projet de loi autorisant la ratification de la convention créant cette organisation. Le vote a recueilli 95 voix favorables et une abstention, après l’adoption du même texte par le Sénat, la veille.
La séance était présidée par Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale, en présence du ministre délégué chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Kokou Johnson.
Un cadre pour privilégier le dialogue
L’IOMed vise à faciliter le règlement pacifique de différends par la médiation. Son champ d’intervention couvre les litiges entre États, les différends impliquant des États tiers, ceux opposant un État à un ressortissant étranger ainsi que certains litiges commerciaux entre parties privées.
Le ministre Yackoley Kokou Johnson a salué le soutien des parlementaires à cette démarche. Il a notamment rappelé la place de Lomé dans les initiatives de dialogue et de médiation en Afrique, affirmant que la CEDEAO avait fait de la capitale togolaise « la capitale de la paix, de la médiation, du dialogue et de la tolérance ».
Pour Komi Selom Klassou, cette décision renforce l’engagement du pays en faveur du règlement pacifique des conflits. « Nous donnons ainsi à la procédure parlementaire son plein accomplissement et au Togo un nouvel instrument au service du règlement pacifique des différends », a-t-il déclaré.
Le Togo figure parmi les 35 pays fondateurs de l’organisation, aux côtés du Bénin, du Gabon et du Nigeria pour le continent africain. L’adoption définitive du texte ouvre la voie à la ratification formelle de la convention par le pays.
Gabriel BLIVI
