(La Nouvelle République)-L’Assemblée nationale a lancé le 24 novembre 2025 l’étude du projet de loi de finances pour 2026, lors d’une séance présidée par le Professeur Komi Selom Klassou en présence des ministres sectoriels. Cette étape ouvre le processus parlementaire qui encadre la planification financière de l’État.
Le Président de l’Assemblée nationale a rappelé le caractère inédit de l’exercice, mené pour la première fois avec le Sénat. Il a souligné que cette configuration « marque l’entrée effective dans un bicamérisme assumé », estimant que la première chambre « porte la responsabilité de mener une analyse exigeante avant la transmission du texte ». Selon lui, la double lecture doit permettre « une approche plus équilibrée des choix budgétaires ».

Sur le plan économique, les projections avancées prévoient une croissance avoisinant 6,5 % en 2026 et une inflation maintenue dans les normes régionales. Le budget, fixé à 2 740,5 milliards de francs CFA, connaît une progression liée, selon le Président, à « l’effet des réformes engagées ces dernières années ».
Le gouvernement met l’accent sur une meilleure mobilisation des recettes, une réduction des charges courantes et l’achèvement des projets en cours. Près de 48 % des dépenses sont destinées aux secteurs sociaux, orientation qui, selon le Président, « traduit la volonté de répondre aux attentes essentielles des citoyens ».
Gabriel BLIVI
